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Tout est douceur

 

TOUT EST DOUCEUR

« Tout nous sourit,

Tout resplendit,

Tout est douceur,

Les hommes s’aiment comme des sœurs »

(Chant d’allégresse)

Il est bien certain que les petites filles sont fourbes et cruelles, telles des chinois furieux, sevrés de pangolin farci à la chauve-souris covidée.

Il n’en est pas moins tout aussi vrai que les petits garçons sont cons et méchants tels des marseillais un jour de finale PSG-Bayern de Munich.

Toutefois les petites filles -n’étant pas connes comme des petits garçons – ne sont fourbes et cruelles que lorsque cela sert leur intérêt. Elles n’aiment pas se fatiguer inutilement et sont donc le plus souvent douces comme des agnelles.

Les petits garçons eux sont cons et méchants à plein temps, ce qui les fatigue beaucoup, les rend ahuris et hébétés, et conséquemment encore plus cons et méchants, ceci de manière exponentielle, et parfois, pour s’en protéger, on s’accorde pour penser qu’on devrait les abattre, ce à quoi s’opposent les parents, on se demande bien pourquoi, ça les soulagerait.

Pour s’en convaincre, il suffit de les observer dans les lieux aérés où ils sévissent. Un volatile, le pigeon, a l’art de réveiller chez ces nains leur méchanceté et leur connerie. Dès qu’ils peuvent se mouvoir sur leurs deux jambes, ils ne peuvent s’empêcher de courir après les pigeons qui finissent par s’envoler. Visiblement les pigeons savent qu’il n’y a pas danger et qu’ils ne seront pas attrapés et ils trouvent lassantes ces courses stupides. Les petits cons sont mus par la méchanceté et le désir de faire du mal aux pigeons. Mais comme ils sont très cons, ils n’y parviennent jamais vraiment sans réfléchir une seconde au moyen d’attraper la bête, ce qui leur permettrait de la tuer et la torturer, et ainsi satisfaire leur méchanceté. Cela ne se peut puisque…ils sont trop cons. Ils se contentent donc de courir, le cerveau vide, vaguement satisfaits de déranger ces saletés de pigeons.

Hier il y en avait un de ce type au square Léon Serpollet. Il poursuivait un pigeon avec cette particularité de ramasser des poignées de petits cailloux et de sol friable, et de les lancer sur le pigeon qui à chaque fois avançait d’un mètre ou deux, de telle sorte qu’il fut bientôt très proche de mon banc isolé où, par chance pour une fois, personne n’était venu perturber ma sérénité au prétexte de conversation conviviale. Certains estiment que parce qu’ils s’emmerdent, cela leur donne le droit d’aller importuner les autres en leur bouffant leur temps, spécialement le mien qui m’est très précieux.

Là, pour la seconde fois par rapport à des chiards, je me suis laissé aller à ce que je ressentais et que j’ai eu spontanément envie de dire au petit merdeux qui non content de faire chier les pigeons comme tous les siens, en était à me menacer de m’environner de poussière. Alors, je ne me suis pas contenté de dire avec une grosse voix « arrête, tu m’envoies de la poussière », et je n’ai pas non plus joué à l’adulte responsable pédagogue « voyons laisse ce pigeon, laisse-le vivre, d’ailleurs tu ne l’attraperas pas comme ça voyons », non pas du tout. Et gna gna gni et gna gna gna, on peut aussi rajouter un couplet sur le respect des êtres vivants.

Mais, en revanche, je lui ai dit ce que j’avais envie de dire, à savoir : C’est pas bientôt fini tes conneries, petite merde, tire-toi et vite avant que je te défonce ta gueule de petit rat avec ma canne ».

A quelques mots prêts. Je vous garantis qu’il a couru vite pour rejoindre l’aire de jeux des petits. Ça, c’est de la pédagogie efficace.

Je n’ai pas vu débarquer de parents. J’aurais nié mes mots hypocritement. Pas comme le vieil espagnol qui avait réprimandé gentiment un gamin qui piétinait les plantes du potager du square, et qui a vu débarquer le père qui voulait lui casser la gueule.

Je disais que c’était la seconde fois. La première fois, c’était square Martin Luther King. Nous étions, avec un proche, sur une passerelle enjambant le plan d’eau. Appuyé sur la rambarde, nous avions observé une scène déplaisante : Deux mômes, peut -être 6-8 ans, arrachaient les plantations et les jetaient sur les canards, en l’occurrence, deux cannes environnées d’une quantité de canetons. Affolées les bestioles se jetaient à l’eau, et tentaient de rejoindre la berge quand elles croyaient la menace passée, et alors les deux salopards se précipitaient pour leur taper dessus avec des branches.

On les a terrorisés. Je n’ai plus les mots exacts bien évidemment mais enfin ce fut du genre : Oh les petits cons, vous arrêtez ça, où on descend vous démolir la gueule ». L’un devait être un dur car il a répliqué : « On n’est pas des petits cons ». Ça nous a excité, du coup on a poursuivi. On a menacé de leur arracher la tête et le reste et de jeter le tout dans l’eau pour que les canards et les poissons les bouffent. Ça les a cloué. Et on s’est barré avant qu’ils aillent rapporter. Et je n’ai pas le moindre regret. C’était de la saleté. Ça doit toujours en être.

Cons et méchants donc. Con comme des marseillais pas contents qu’une équipe de foot sud-américaine aille en finale d’une coupe d’Europe et cela parce que cette équipe a mis le mot « Paris » dans son nom. Méchants comme des marseillais qui se plaisent à lapider les supporters de cette équipe qui s’aventurent à se manifester à Marseille.

On dit qu’ils sont cons et méchants parce que complexés par rapport à Paris. Pourtant les parisiens n’ont rien contre les marseillais. Ils auraient plutôt une vague sympathie. Surtout ils s’en foutent. Mais les complexes, ce sont des créations de complexés pas de complexeurs. Et finalement, on peut inverser, sont peut-être bien complexés parce que cons et méchants. Va savoir avec ces cons.

Et souhaitons que le Bayern gagne pour rendre heureux les marseillais et que, dans leur joie, ils détestent un peu moins les sud-américains qui ont bien le droit d’exister. Allez Munich. Dommage, moi j’aime bien les sud-américains.

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