Par Rampeloux
SIRENE
La serpe fauche les bleuets,
Une pestilence sonore s’insinue.
L’horreur déploie les filets
de celle qui vient et tue.
Au matin, accosté au pré,
aux lèvres le sang des marins,
s’épand un corps inachevé
et sa main serre le surin.
Elle sait le temps des agonies
au compteur vert des sirènes
qui s’oublient au chant de vie
quand les bleuets sont en veines.
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