OMBRE L’ombre s’ouvre sur la mousse des contours humains elle s’éprend des champs d’honneur des chagrins elle piste les échos des voix rauques et tendres elle veille au pied des sépultures de sables mue par pressentiments, elle fouit l’immuable et, sacrilège,...
Lire la suitePETITS MOTS DES AUTRES Je me suis aperçu devant le cadavre du lieutenant d’Ermal que j’aimais bien de son vivant et que la mort avait ramené aux proportions rigoureuses d’un de ces jeunes blondins qui se font tuer dans les guerres pour permettre à leur...
Lire la suiteLES DESSOUS CHICS (Auteur-compositeur Serge Gainsbourg, interprète Jane Birkin) Les dessous chics C'est la pudeur des sentiments Maquillés outrageusement Rouge sang Les dessous chics C'est se garder au fond de soi Fragile comme un bas de soie Les dessous...
Lire la suitePETITS MOTS DE MOI -L’Espèce humaine est un babiroussa. (Le babiroussa est cette espèce de cochon sauvage possédant deux dents recourbées qui poussent sans cesse et lui perforent le crâne avec les années). -La France est une grande nation car son génie...
Lire la suiteTOUT NOUS SOURIT Les bienheureux prophètes confinés qui se répandent en propos lénifiants sur des lendemains ou rien ne sera plus jamais comme avant, en évitant soigneusement de poser la question du pouvoir de le faire, et de la toute puissance des forces...
Lire la suiteLE TYPE Ce type musait souvent entre les bras morts qui s’étaient abandonnés, il dégustait les boutons d’or de ses méandres, baisait les veines bleues, les fraises rouges de ses pleins, les blancs vertigineux de sa peau, la douce pente ocrée. Il s’y blottissait...
Lire la suiteLES GUILLEMETS DE LA MORT Mettre la mort entre parenthèses est un truc de petits malins qui ne fait pas illusion longtemps car vous avez beau bien clore la porte à double tour, elle ne tarde pas à s’ouvrir entre guillemets avec son doux sourire hypocrite....
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UN SOIR DE MAI (Auteur-compositeur Maurice Fanon, interprète Pia Colombo) «…Pia Colombo, égérie de Fanon, colombe de feu dont les battements d’ailes bruissent dans l’air du soir et de la mémoire.… » Je me souviens D’un soir de mai Pas bien longtemps Que...
Lire la suiteSEL Bercé au ciel suspendu, le rêve s’épand sur les marais salants. Les âmes se prennent aux ailes des éoliennes. Le chenal, long sexe bleu, saille les vagues claires, lèvres écumantes, rieuses et ruisselantes de perles d’eau salée. La jetée mortelle,...
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