Par Rampeloux
NU
Un jour que je fus nu dans ma tête, je disparus dans un ru.
C’était un ru urbain, sale à souhait, ses écrevisses grisaient.
C’était un ru du matin, un chien de la nuit,
Un soupir enfui, une haleine des siècles.
En un coin de ru, écorché et rompu, ventre éclaté,
J’ai quitté ma mue et depuis, nu disparu,
Je sinue dans les rues, je simule mes hiers,
je libellule les rus qui s’en vont à la mer.
Je me suis parfois revu, j’y suis nu.
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