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MARMELADE

 

                                               MARMELADE

NON AU MARIAGE POUR TOUS

Madame Caroline Cayeux - une dame bien comme il faut, à la permanente impeccable, et par ailleurs femme politique réactionnaire patentée et actuellement Ministre dans le gouvernement Borne – est contre le mariage pour tous.

Eh bien, ça peut étonner, mais je suis bien d’accord avec elle, non au mariage pour tous : La République n’a pas à se mêler des histoires de cul des citoyens et encore moins à les sanctifier par des cérémonies désuètes. Abolissons le mariage, et que ceux qui y tiennent absolument et qui le sont souvent en fonction de leurs croyances, aillent se marier dans leur religion : Pour dire son engagement personnel, il n’est pas nécessaire que ce soit devant un édile avec une écharpe tricolore, il suffit de le dire à l’autre. Et il y a le PACS, à affiner si nécessaire. Et ça évitera ces folles dépenses d’avocats escrocs quand il faut divorcer, c’est-à-dire une fois sur deux actuellement, et sans doute bien plus dans l’avenir.

Ce qui importe à la République, c’est le sort des enfants, et il n’est pas du tout démontré que c’est le mariage de leurs parents qui leur accorde la meilleure protection.  

 

CA BRULE DANS LE BUCH

Des incendies sur la commune de la Teste de Buch, près d’Arcachon.

La Teste de Buch faisait parti du captalat de Buch qui englobait d’autre territoires et agglomérations avoisinantes. Mais c’est le nom de « Buch » qui a été retenu pour désigner l’ensemble de ce captalat car c’est là que se trouvait le château du seigneur.

Un captalat est une seigneurie, à peu près l’équivalent d’un comté dans d’autres régions. Le seigneur du captalat est le captal, captaux au pluriel. Et s’il s’agit d’une femme, c’est une captale. Il y eut ainsi une Assalhide, captale de Buch. Je la mentionne surtout en raison de son prénom peu commun.

Les personnes de ma génération qui ont été attentifs aux cours d’histoire de l’école primaire se souviennent sans doute des noms des connétables et autres chefs de guerre au service du roi de France pendant la guerre de 100 ans : Bertrand du Guesclin, Jeanne d’Arc, Jean de Dunois, Gilles de Rais…

Et on citait aussi un chef de guerre au service de l’ennemi, à savoir le captal de Buch, respecté bien qu’ennemi, en raison de son talent militaire.  

Il s’agissait de Jehan III ou Jean III (1330-1376), captal de Buch au service du roi d’Angleterre qui était aussi duc d’Aquitaine et à ce titre son suzerain. Au coté du Prince Noir, fils du roi anglais, il déploya particulièrement son habileté guerrière lors de la bataille de Poitiers ((1356) contribuant largement à la victoire anglaise.

Il fut fait prisonnier par Duguesclin à la bataille de Cocherel en 1366. Il fut libéré avec pour mission de négocier au nom du roi de France avec le roi de Navarre.

Fait à nouveau prisonnier à la bataille de Soubise en 1370, il est emprisonné à la tour du Temple à Paris où il mourra en 1376.

Raconté comme cela, on pourrait avoir l’impression qu’il s’agit d’un français au service d’un roi ennemi. C’est un anachronisme : Le roi d’Angleterre est un Plantagenêt d’origine angevine et poitevine, dont la langue maternelle est le français, qui descend par les femmes des rois capétiens : Sa famille est prétendante au trône de France, plus prestigieux que le trône anglais à l’époque. Elle finira par perdre mais elle aurait gagné, il y aurait simplement eu une autre dynastie de rois en France et l’Angleterre aurait été une province française, ou bien aurait fini par retrouver son indépendance.

La guerre de 100 ans, avant d’être une guerre entre la France et l’Angleterre, est d’abord une guerre civile provoquée par les ambitions des princes. Alors les chefs de guerre pouvaient servir avec plus ou moins de fidélité l’un des princes, mais à l’occasion aussi passer de l’autre côté, l’essentiel étant de se couvrir de gloire dans les batailles et accessoirement ou principalement de s’enrichir et agrandir ses possessions.

ARCHAMBAUD, CE SERAIT TI PAS ARCHIBALD EN ANGLAIS ?

Jean III, captal de Buch, est mort sans descendance légitime. (Il a eu un enfant naturel). Il a désigné comme héritier son oncle Archambaud qui fut donc le captal suivant.

Cet Archambaud était le demi-frère du père de Jean III : Même père mais pas même mère.

Et il me vient soudain une question de pinailleur absolu : Si on parle communément de demi-frère ou demi-sœur, peut-on aussi parler de demi-oncle, demi-tante, demi-cousin ou cousine ? Grave question.

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