MAINS
Sommaire :
- Mes mains, Delanoë-Bécaud.
- J’ai ta main dans ma main, Trenet.
- Nos mains, Goldman.
- Sa main, Rampelberg.
MES MAINS
(Chanson. Paroles Pierre Delanoë, musique Gilbert Becaud)
Mes mains
Dessinent dans le soir
La forme d'un espoir
Qui ressemble à ton corps,
Mes mains
Quand elles tremblent de fièvre
C'est de nos amours brèves
Qu'elles se souviennent encore
Mes mains
Caressent dans leurs doigts
Des riens venant de toi
Cherchant un peu de joie
Mes mains
Se tendent en prière
Vers ton ombre légère
Disparue dans la nuit,
Mes mains,
Elles t'aiment à la folie
D'un amour infini
Elles t'aiment pour la vie
As-tu déjà effacé
Ce passé
Qui m'obsède ?
As-tu déjà oublié
Ces mains qui ont tout donné ?
Mes mains
Qui voudraient caresser
Un jour seront lassées
D'attendre ton retour
Mes mains
Elles iront te chercher
Là où tu t'es caché
Avec un autre amour
Mes mains
Dédaignant les prières
Trembleront de colère
Et je n'y pourrai rien
Mes mains
Pour toujours dans la nuit
Emporteront ta vie
Mais puisque tu le sais
Reviens,
Et tout comme autrefois
Elles frémiront pour toi
Dans la joie retrouvée
Reviens
Ne les repousse pas
Ces mains tendues vers toi
Et donne-leur...
Tes mains.
J’Ai TA MAIN DANS MA MAIN
(Chanson. Paroles et musique Charles Trenet)
Nous sommes allongés
Sur l'herbe de l'été.
Il est tard.
On entend chanter
Des amoureux et des oiseaux.
On entend chuchoter
Le vent dans la campagne.
On entend chanter la montagne.
J'ai ta main dans ma main.
Je joue avec tes doigts.
J'ai mes yeux dans tes yeux
Et partout, l'on ne voit
Que la nuit, belle nuit, que le ciel merveilleux,
Tout fleuri, palpitant, tendre et mystérieux.
Viens plus près, mon amour,
Ton cœur contre mon cœur
Et dis-moi qu'il n'est pas de plus charmant bonheur
Que ces yeux dans le ciel, que ce ciel dans tes yeux,
Que ta main qui joue avec ma main.
Je ne te connais pas.
Tu ne sais rien de moi.
Nous ne sommes que deux vagabonds,
Fille des bois, mauvais garçon.
Ta robe est déchirée.
Je n'ai plus de maison.
Je n'ai plus que la belle saison
Et ta main dans ma main
Qui joue avec mes doigts.
J'ai mes yeux dans tes yeux
Et partout, l'on ne voit
Que la nuit, belle nuit, que le ciel merveilleux,
Tout fleuri, palpitant, tendre et mystérieux.
Viens plus près, mon amour,
Ton cœur contre mon cœur
Et dis-moi qu'il n'est pas de plus charmant bonheur.
On oublie l'aventure et la route et demain
Mais qu'importe puisque j'ai ta main.
NOS MAINS
(Chanson : Paroles et musique de Jean-Jacques Goldman)
Sur une arme les doigts noués
Pour agresser, serrer les poings
Mais nos paumes sont pour aimer
Y'a pas de caresse en fermant les mains
Longues, jointes en une prière
Bien ouvertes pour acclamer
Dans un poing les choses à soustraire
On ne peut rien tendre les doigts pliés
Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains
Mécanique simple et facile
Des veines et dix métacarpiens
Des phalanges aux tendons dociles
Et tu relâches ou bien tu retiens
Et des ongles faits pour griffer
Poussent au bout du mauvais côté
Celui qui menace ou désigne
De l'autre on livre nos vies dans des lignes
Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains
Un simple geste d'humain
Quand se desserrent ainsi nos poings
Quand s'écartent nos phalanges
Sans méfiance, une arme d'échange
Des champs de bataille en jardin
Le courage du signe indien
Un cadeau d'hier à demain
Rien qu'un instant d'innocence
Un geste de reconnaissance
Quand on ouvre comme un écrin
Quand on ouvre nos mains.
SA MAIN
(Hommage. Jean-Michel rampelberg)
Quand j’entends sa main
Qui me dit peut-être
Qui me dit son être
Qui me dit voici
Quand j’entends son corps
Ou craquelle l’effort
Pour que soit demain
Encore un matin
Quand j’entends son pas
Qui n’est rien qu’un pas
Pourtant c’est folie
Que toujours il soit
Quand j’entends sa lèvre
Dont tout le défi
Rejette les fièvres
De l’insuffisance
Quand j’entends son port
Faible et gracieux
Et aussi si dur
Qu’il fascine les gueux
Quand j’entends sa voix
De fillette légère
Qui sans embarras
Défie tous les cieux
Quand j’entends son cœur
Dont des hommes dit forts
Ont méconnu l’aurore
D’un monde courageux,
Quand je l’entends,
J’écoute