Par Rampeloux
LASSITUDE DU TEMPS
le couvercle des êtres baille sous la poussière des temps,
les pétasses auxiliaires scellent les cloaques aux turgescences affectées,
les ménopauses hontées languissent pour le feu de diamants rutilants,
les mains mortes dégrafent les guêtres des apparences,
les pavés infatués mollissent en parades commémoratives,
les crochets écorchés des lendemains se dévoilent et saignent en ricanant des enfants abolis du devenir,
l’océan dégorge des galets aigus et prompts à s’enrôler, fourbes valets des derniers premiers,
les chevaux ombrageux hantent en vain les plaines désolées,
les photos décomposées gisent sur les planchers,
Vous voyez bien…
les nymphéas floués agonisent en rumeurs,
les seins fondent et maculent les hiers,
les couilles divorcent par nostalgie d’aurore,
avant que s’émietter, les trompettes héroïques jouent quelque air de silence convenu,
au jardin mourant, le chardon bleu renonce et doucit,
l’herbe grisoit et sœur Anne se meurt d’avoir trop vu,
les après sont au bûcher, vains et couards,
la vie parade, et, confuse, demande le pardon,
les vanités se réfugient sous les serres des anges blasés,
Lucifer est en grève et le mal se délite,
la falaise complice sourit, cajolante promise,
les aigreurs se font rares, il n’est plus d’invectives,
quelque con ruisselle et abreuve le sursitaire, ivre de nectar d’encore,
les photos décomposées gisent sur les planchers,
Vous voyez bien…
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