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Beau pays

                                               BEAU PAYS

 

« Être Français en 2024, c’est pouvoir être Premier ministre en assumant son homosexualité » a déclaré Gabriel Attal.

 

Fort bien dit. Et réjouissons-nous. Bien que ce soit toujours agaçant ces gens de droite qui bénéficient des conquêtes menées par le camp progressiste alors que leurs prédécesseurs les ont combattus avec virulence et ensuite se vantent du progrès comme s’ils en étaient porteurs. Sans ces luttes, les homos vivraient encore leur sexualité dans des rencontres autour des vespasiennes. Il en est de même pour les prolos réactionnaires qui bénéficient de droits nouveaux. Pourraient tous au moins avoir la reconnaissance du ventre, même si leur tempérament leur induit des réflexes de défiance envers les frémissements de l’humanité. Une fois le progrès intégré, ils l’assimilent, mais on n’est jamais à l’abri d’un retour de balancier, on le voit en ce moment avec la vague idéologique marronasse qui assaille nos démocraties.

 

Mais ne boudons pas notre plaisir d’un instant. Et j’irai même plus loin : Quel beau pays tout de même que celui qui s’offre un premier ministre juif et homo de 34 ans, succédant à une vieille goudou discrète, le tout sous l’égide d’un jeune président gérontophile marié à une femme de 24 ans son ainée. Pour que le tableau soit idyllique, il manque sans doute un ministre imam Drag Queen à la culture et une égérie asexuelle militante à la présidence du Sénat. Rien n’est parfait.

 

De quoi rendre fous grimaçants de mépris pour les dégénérés que nous sommes, tous les Poutines de la création et leurs cheptels de pourceaux frustrés. Sûr qu’il y a dans cette humanité des oppositions porteuses de fin du monde. Et nous sommes si peu.

 

Et ce monde LGBT est lui-même chez nous une minorité. 5 à 10% de la population peut-être ? Dont on parle beaucoup, ce qui souvent agace la majorité hétéro (ou cisgenre). Bah c’est normal, ces sexualités au grand jour, c’est encore relativement nouveau, ça pique la curiosité. Et puis on ne raconte pas la routine, comme on ne conte pas les jours où il ne s’est rien passé. Même le monsieur qui comptabilise ses rencontres amoureuses ou sensuelles en y incluant le moindre rapprochement sans suite d’une fin de soirée pour faire nombre et se vanter d’en avoir connu quelques dizaines, ne racontera pas les longs jours et les longs mois où il a vécu un désert sexuel et affectif. Alors oui, les minorités, ça fait causer.

 

Au fait c’est quoi le « + » de LGBT ? Les gérontophiles en font-ils parti ? Je me souviens, il y a longtemps quand Hara Kiri était un magazine mensuel plein de photos dirigé par le professeur Choron. Pour illustrer les conneries qui leurs passaient en tête, l’équipe du journal utilisait des photos d’un vieux monsieur sur lesquelles ils collaient une légende. J’ai appris plus tard qu’il était une sorte de concierge de l’immeuble où se trouvaient leurs bureaux. Il ressemblait comme deux gouttes d’eau au tueur de l’Yonne Emile Louis. Tout le monde voit.

 

Hara Kiri publiait certains des courriers de ses lecteurs. Un jour j’en ai lu un qui provenait d’un monsieur se disant gérontophile et qui remerciait vivement le journal de publier des photos de personnes âgées et particulièrement celles du pseudo Emile Louis qui représentait pour lui l’idéal de l’attirance sexuelle.

 

Ça surprend, mais rien à dire n’est ce pas, ça ne nuit à quiconque, au contraire, une bien belle aubaine pour des personnes âgées recherchant des partenaires plus jeunes. Quand j’étais jeune, je rêvais de rencontrer une femme mure. Ça a fini par se produire, mais seulement quand moi-même je suis devenu un homme mur. Que de malheurs.

 

Et la bestialité alors ? Ah bah, je ne sais pas. Si ça fait du bien à tout le monde, pourquoi pas. Moi, ça me dégoute, mais je ne compte pas. J’ai connu une fille qui faisait de la peinture, et qui a déclaré un jour à l’assistance qu’elle venait de branler son chien avec son chiffon à peinture. Si la peinture du chiffon n’était pas sèche, j’aurais bien demandé à voir l’œuvre d’art sur les attributs de la bestiole.

 

Et la pédophilie ? Ah non, c’est interdit. Même regarder des photos c’est interdit. Et pourtant, ça existe, le désir pédophile existe. Est-ce constitutif de l’être ou est-ce perversion acquise, vieille question sans réponse. Un jour à la télé, un psy assurait que s’il avait un patient lui avouant sa pédophilie, il le signalerait comme potentiellement dangereux, et cela même s’il lui assurait n’être jamais passé à l’acte et n’avoir aucune intention de le faire, et d’ailleurs il était là pour se faire aider dans cette voie.

 

Sur le coup, j’étais plutôt scandalisé. Ce type ne pouvait donc être qu’un paria. Et puis je me suis souvenu de ce dingue qui avait descendu la vitrine au boulot à coups de chaise, au prétexte qu’il n’était pas satisfait du service, bien à tort d’ailleurs. J’étais évidemment absent sinon je l’aurais balancé. Ce type était suivi en psychiatrie mais laissé en liberté. Notre assureur avait garanti tous nos locaux, mais sa secrétaire avait omis une ligne, celle de la vitrine de ce local. Pour être indemnisé, j’ai alors utilisé l’assurance de protection juridique contre le dingue et l’administration qui le manageait. En vain, il a fallu renoncer. Le dingue est resté en liberté, en toute impunité pour tout, à l’instar donc d’un pédophile en liberté. Alors, ce n’est pas du tout simple, savez-vous.

 

 

 

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