Par Rampeloux
VELO BLEU
Toujours un vélo bleu, lové au mur rose et beige, muselle l’interrogation et dit la goûtance prochaine. Il en est ainsi surtout quand les bassines d’émail cajolent au soleil quelques dessous de dentelle et nostalgie qui trempent en attente sombre et folle d’éblouissements renouvelés.
Il est des êtres lourds et carrés qui affectionnent les chemins bourbeux qu’ils confectionnent de leurs mains sales et ils y pataugent. Leurs pattes aragnes floquent la glaise purulente, assassinent les fragiles haies d’amour, déchirent les auvents du désir, et alors leurs pesants manteaux de ricanante certitude du non demain recouvrent la paille chaude et craquante de l’été.
Mais chère amie, le vélo bleu est dans vos yeux, et voyez mes mains qui tiennent ce mur rose et beige : Ne craignez pas.
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