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Turqueries

 

    LES TURCS SONT PAS BEAUX (Pour le moins)

 

« Le turc est un vrai champion de la saloperie », dit-on communément. Tout doux, comme vous y allez. Et les luxembourgeois, et les polonais, c’est quoi alors ? Vous voyez bien il faut être prudent dans ses jugements et savoir relativiser.

 

Ceci précisé, faut bien dire que le turc, Ce n’est pas de l’enfant de cœur ni de la pâte de coing. A l’origine, le turc, c’est de la tribu nomade se bagnaudant dans les steppes d’Asie Centrale. Ce qui créerait tendance à penser angélique puisque dans ces étendues désertiques il n’y a pas grand monde et que donc le turc ne pouvait y faire grand mal, quels que soient ses sordides instincts.

 

C’est oublier que dans ces contrées on y trouvait de splendides cités florissantes, particulièrement parce que placées sur la route de la soie et autres marchandises, je ne vais pas refaire cette histoire, c’est dans tous les bons manuels. Et donc le turc, comme son pote et parfois rival et ennemi le mongol, se faisait une joie de piller ces cités, d’en massacrer les habitants, de les réduire en esclavage, de violer les femmes, et autres joyeusetés. Après quoi, ils réunissaient tout cela et en faisaient des empires éphémères, le temps de la carrière d’un chef de tribu. Ensuite, ils se battaient entre eux, rebattaient les cartes, repartaient en razzias, refaisaient des empires, etc.

 

Dans l’histoire de l’humanité, on distingue ordinairement les chasseurs cueilleurs nomades, et les agriculteurs sédentaires au sein desquels apparaissent très vite les artisans puis les commerçants sédentaires ou itinérants. On en oublierait les razzieurs-massacreurs-violeurs dont les turcs sont une splendide illustration. Le plus bel exemple que nous ayons eu à vivre dans nos contrées, est celui des Huns d’Attila, qui étaient à l’origine une tribu turque. Sont même parvenus jusqu’en Alsace-Lorraine pour s'y gaver de choucroute et s’enivrer de mirabelle.

 

En vérité, ils n’étaient pas bien nombreux ces turcs à dada dans la plaine. Aussi, n’étaient-ils pas trop regardant quant à la pureté de leur race et après avoir massacré les populations, il n’était pas rare qu’ils assimilent les survivants. Une de leur pratique favorite en ce domaine, consistait à voler des enfants aux populations soumises, spécialement des chrétiens, à les élever en turcs et en faire des guerriers. On les a appelés les « janissaires » qui devinrent si nombreux qu’ils finirent par constituer le fer de lance redouté de l’armée ottomane. La pratique fait assez penser à celle des militaires argentins tuant les jeunes mères résistantes après leur accouchement, et élevant leurs enfants dans les familles argentines militaires ou proches.

 

Au quinzième siècle, fin du moyen âge, les tribus turques se sont rapprochées de l’Europe et dominent de vastes territoires et de nombreux peuples autour de Constantinople : Asie mineure, l’actuelle Turquie, une partie de la Syrie, au nord, les actuelles Bulgarie et Macédoine, à l’ouest les trois quarts de la Grèce, l’Albanie. L’empire romain d’Orient ne détient plus que Constantinople, et quelques milliers de kms carrés autour de la capitale, dont la Thrace orientale ainsi que le Péloponnèse en Grèce. En 1492, les turcs assiègent Constantinople et la prennent, mettant fin à 15 siècles d’empire romain en méditerranée. Vénitiens et génois devront eux aussi, près d’un siècle plus tard, abandonner une grande partie de leurs comptoirs et territoires, spécialement les iles, dont Chypre et la Crête, et aussi en Grèce continentale.

 

L’échec du siège de Vienne par les ottomans en 1521, et leur défaite lors de la bataille navale de Lépante en 1571 - contre la coalition chrétienne hispano-vénéto-gênoise-etc – marque, dit-on généralement la fin de l’expansion de l’empire Ottoman, leur présence menaçante en méditerranée occidentale se trouvant grandement atténuée. Il n’empêche que jusqu’au 19eme siècle, les ottomans vont régner sur un empire qui allait d’Istamboul jusqu’aux confins du Maroc, tout autour du bassin méditerranéen, et jusqu’en Mésopotamie, dans les Balkans, en Arabie, etc.

 

Au fil des années, cet empire va se désagréger et les peuples dominés vont retrouver leur souveraineté, bien souvent après être passés sous une autre domination, essentiellement européenne.

 

Le territoire de l’empire se réduira à l’Asie mineure et au territoire actuel de la Turquie. Ce passé impérial laisse chez nombre de turcs une nostalgie du temps où on élargissait le territoire par la conquête et la guerre. Ce dépit provoque aussi de la haine pour les populations minoritaires. C’est ainsi que les populations grecques vivant en Turquie depuis des siècles seront expulsées et qu’à peu près à la même époque (1915-16) 1 200 000 arméniens seront tués.

 

En 1939, en échange de la neutralité turque dans la seconde guerre mondiale, la France cède à la Turquie le Sandjak d’Alexandrette, territoire revendiqué à juste titre par la Syrie. En 1960, l’armée turque s’empare du nord de Chypre et y établit un état séparé, qui n’est reconnu par personne. Les chypriotes grecs en sont expulsés et Ankara y établit des paysans pauvres en leur donnant les terres abandonnées par les grecs. On voit que l’expansionnisme turc est loin d’être du passé.

 

Actuellement les troupes turques, déjà présentes dans l’est de la Syrie, spécialement à Erbil, tentent d’envahir le territoire kurde syrien, au prétexte d’y établir un territoire tampon permettant d’empêcher toute communication entre kurdes de Syrie et de Turquie. C’est exorbitant du droit international : Tiens on devrait s’emparer de 50 kms de terres en Allemagne, En pays de Bade et dans le Palatinat, et on y installerait nos migrants qui chagrinent tant les bons français.  Au passage, on annexerait la Sarre, c’est à nous, na.

 

Mais dans la tête des nationalistes turcs il y a cette volonté d’expansion : La Syrie n’est-elle pas le dernier territoire que l’empire ottoman ait dû céder ? C’est même dans le désert syrien qu’ils ont conduit des colonnes de femmes et d’enfants arméniens pour qu’ils y crèvent de faim et de soif. Pour eux, c’est une partie de leur territoire à reconquérir.

 

Depuis longtemps, les populations thraces (en Europe) et anatoliennes (en Asie) ont été turquisées. D’autant plus facilement qu’elles sont le résultat de nombreux mélanges et ont l’habitude de s’assimiler au maitre du moment. Elles constituent les trois quarts des 80 millions d’habitants de l’actuelle Turquie. Il y a donc 20 millions de personnes non turquisées, à savoir les kurdes.

 

De manière constante, tous les gouvernements turcs, quelle que soit leur tendance, n’ont eu qu’une seule politique à l’égard de leurs kurdes : Assimilation, répression, interdiction de la langue, de l’expression culturelle, emprisonnements de longue durée, destructions de maisons et villages, etc. Les kurdes subissent ce joug turc depuis des décennies. Pratiquement tous les kurdes qui ont d’abord plaidé pour une coexistence pacifique dans le cadre de l’Etat turc moyennant une autonomie culturelle, ont dû y renoncer, les turcs se refusant à toute concession en ce sens. C’est dire l’énormité de la frustration kurde. Les turcs ont raison de redouter une explosion de la bombe qu’ils ont eux-mêmes fabriquée.

 

C’est pourquoi la réussite d’auto-organisation autonome des kurdes de Syrie est pour les turcs un exemple épouvantable dont ils redoutent la contagion idéologique, bien plus qu’une quelconque menace militaire.

 

On a pu entendre ces temps ci des commentateurs patentés expliquer que les turcs ont raison d’intervenir car il leur faut dissuader leurs kurdes intérieurs de se battre pour une autonomie. Mais bande de nazes, au vu de la politique constante des turcs à leur égard, ce n’est pas leur autonomie que devraient réclamer les kurdes, mais l’indépendance sur un tiers ou quart sud-est de l’actuelle Turquie, un territoire où somme toute ils sont installés depuis trois millénaires.

 

L’inconnue d’aujourd’hui est là : Les scénarios suite à l’invasion turque en Syrie ne prennent jamais en compte une éventuelle révolte des kurdes de Turquie. C’est étonnant quand on sait la virulence de leurs organisations clandestines. Peut-être sont-elles trop affaiblies, trop réprimées, pour agir. Il est vrai que les répressions sauvages qu’elles ont subies doivent les rendre prudentes et les inciter à ne lancer un mouvement insurrectionnel que si le contexte laisse entrevoir une chance de succès. Un éventuel piétinement ou enlisement des troupes turques pourrait autoriser une telle option.

 

Sans doute, on se disait qu’une partie de la population turque n’est pas composée de nostalgiques de la puissance tribale turque. Seulement voilà, on ne les entend pas aujourd’hui : 99% des turcs approuvent la politique d’intervention d’Erdogan. Ils approuvent donc que leur pays envahisse le territoire d’un pays voisin qui ne les menace en rien, au seul prétexte irrecevable qu’il existe dans ce pays une minorité qui s’organise bien toute seule et que ça ne leur plait pas. Ils approuvent aussi qu’un quart de la population de leur pays soit nié et opprimé.

 

Alors, non, on fera la différence quand ils l’ouvriront et pour l’instant, je n’ai pas entendu une voix s’élever pour dire cette différence. Ce sont tous de vraies saloperies, presque autant que les luxembourgeois. Non, j’exagère. Mais quand même, sont pas beaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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