Par Rampeloux
SAISONS
A cette époque il pleuvait des ascenseurs
Qui chutaient moelleux et sans heurts
C’était la saison, celle de partir
Ils s’alanguissaient dans les sous-sols bleus de nuit
Et puis s’en venaient s’expandre au jardin des baleines enfuies
C’était la saison, celle des beaux jours
Et ils batifolaient éphémères tout en innocence
Et encore, et encore, ils s’honoraient de leur magnificence
C’était la saison, celle des amours
Et cliquetait le caparaçon des éléphants jaloux
Et s’entonnait le rauquement des chasseurs fous
C’était la saison, celle de mourir
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