Par Rampeloux
POST ELECTIO
Post coitum omne animalium triste est : Après le coït, tous les animaux sont tristes. Hommes et femmes compris. Sûr que ce petit triomphe du coït marque les limites – le mur – de nos petites ambitions et débouche sur nos vides.
Et on pourrait souligner aussi que l’après coït, cet apogée, est le début de la fin par ce relais donné à la génération procréée et indique notre disparition. Les femmes se prolongent un peu dans la grossesse avant que de s’éteindre doucement à leur tour.
Et on pourrait aussi dire : Post electio, omne civilis triste est : Après l’élection, le citoyen est triste. Et le citoyen étant un homme – ou une femme – c’est donc l’être humain qui est triste. Très triste de suite s’il a perdu, très vite triste aussi s’il a gagné quelque chose car alors vient la réflexion : Et alors quoi de neuf maintenant ?
Et très triste surtout si l’ennemi a gagné tout l’ouest de la rue du Ruisseau, square des Cloys, marché Ordener et bar à vin Le Bon Coin compris. On me signale que la bande du renégat Guérini occupait déjà ces terres et que là ils viennent de reculer. La victoire serait pour la prochaine fois ! Ah mais ça change tout, taïaut, taïaut, reprenons le Donbass. Dérision quand tu nous tiens. Je le disais : Omne homo triste est, souvent mais pas tout le temps, au point d’en rire.
Et quand même, le coït et toutes ses aimables fioritures restent vivement recommandés par les autorités sanitaires.
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