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Nucléaire

 

                                                NUCLEAIRE

« L’énergie nucléaire est une énergie verte, propre, non carbonée, et ne participant pas au réchauffement climatique de la terre… »

C’est à peu près ce que la France veut faire admettre à ses partenaires européens.

En attendant les centrales, ou réacteurs, nucléaires qui la produisent sont eux de puissantes armes de guerre.

Pas des armes de guerre à notre disposition contre d’éventuels ennemis, pour cela nous avons nos sous-marins ou nos rafales qui sont dotés d’armes nucléaires à balancer sur la tête des méchants.

Non, ce sont des armes de guerre mises à la disposition de nos éventuels ennemis ! En effet, pour se servir de ces armes contre nous, il n’est nul besoin que l’ennemi dispose lui-même de l’arme nucléaire. Il lui suffit, s’il y parvient, de bombarder par des explosifs conventionnels nos soixante centrales nucléaires, créant instantanément des zones de plusieurs dizaines de kilomètres carrés autour de ces centrales, dont il faudra évacuer rapidement la population.

Ça n’aurait pas l’efficacité d’un bombardement nucléaire, les gens ne mourraient pas immédiatement, il y aurait seulement un fort pourcentage d’irradiés destinés à crever plus tard. Mais l’important, c’est d’une part l’éventualité de devoir déplacer des millions de personnes, et d’autre part l’abandon de zones du territoire avec tout ce qu’il y a dessus, et la recommandation exigeante de ne plus y pénétrer ni même le traverser.

On imagine le chaos, ne serait-ce qu’avec le cinquième des centrales détruites.

Une seule touchée et c’est déjà la grosse catastrophe, on l’a vu avec Tchernobyl et Fukushima. Encore il s’agit là de catas en temps de paix, il faut imaginer la même chose en pleine guerre : Civils, vous avez intérêt à trouver tout seuls les bonnes solutions pour vous sauver.

Bien sûr, il faudrait que cet ennemi bombardeur soit suffisamment fort pour bombarder efficacement nos installations nucléaires, et notre puissante et glorieuse armée devrait l’en empêcher, d’autant que si cet ennemi n’a pas lui-même l’arme nucléaire, c’est qu’il n’est pas bien dangereux. Voire, voire, on en a tant entendu de ces certitudes tranquillisantes, après lesquels on voit l’armée en débandade et le peuple fuyant sur les routes.

Et notre armement nucléaire dont nous sommes si fiers est-il suffisant ? Nos sous-marins sont utilisés un peu comme le porte-avion Charles de Gaulle, qui doit revenir à Toulon la moitié du temps pour son entretien et qui pendant ce temps, n’est pas remplacé. Pour les sous-marins, nous avons la prétention de couvrir toutes les éventualités sur toute la planète. C’est faux, on sait que des impasses sont choisies par manque de bâtiments. Et quand l’un des sous-marins revient à Cherbourg pour révision, il n’y en a pas un autre, en réserve, qui part le remplacer, trop cher. Alors, on ferme les yeux, et on dit que ce sont les autres sous-marins qui prennent en charge sa mission, qu’ils soient d’attaque ou de défense, c’est si simple.

Ce n’est pas dit officiellement par le commandement militaire français – on n’avoue pas être faible ou insuffisant – mais c’est dit officieusement, entre les lignes : Il faudrait doubler tout l’équipement naval et sous marinier pour assurer réellement la capacité militaire que l’on proclame avoir.

Il y a certes la coopération avec les alliés, voire leur protection, s’ils le veulent bien et on sait qu’on a de plus en plus de doutes concernant l’allié américain. A vrai dire, la seule coopération fiable et sans faille est actuellement la Grande Bretagne, cela malgré le brexit. Nos intérêts en matière de défense sont quasi les mêmes et nos forces armées complémentaires. A ceci près que la France, demeurée dans l’union européenne, peut se trouver dans la situation de devoir mettre sa force de dissuasion nucléaire, et aussi ses forces armées conventionnelles, au service de la défense de tel ou tel pays européen alors que la Grande Bretagne peut estimer qu’elle n’a pas à s’en mêler, ses intérêts n’étant pas en jeu.

Alors une défense européenne avec les principaux pays susceptible de la financer et l’organiser ? Allemagne, Italie, Espagne… Ou au contraire abandon de la dissuasion nucléaire dont de plus en plus de spécialistes militaires disent qu’elle ne sert à rien et qu’on pourrait s’en passer ? Je ne sais pas, à part poser la question.

En attendant, puisqu’il parait qu’on va construire de nouveaux réacteurs nucléaires, s’il vous plait mettez les à l’est de Paris, parce que le vent c’est presque toujours de l’ouest qu’il vient, ou alors loin, là-bas vers le sud par exemple. S’il vous plait.

 

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