UN NOUVEL URSIDÉ : LE GROLAR
On a vu que la recherche génétique permettra bientôt l’apparition d’un nouvel animal issu du croisement entre le cochon de mer, le capibara et le babiroussa.
Son nom définitif n’a pas encore été choisi : ce sera probablement « cochon bararoussa de mer » ou bien « cochon capibabi de mer ».
Il s’agira d’un animal issu d’une manipulation génétique effectuée par les hommes.
Mais la nature elle même crée chaque jour de nouvelles espèces : ainsi voit on aujourd’hui apparaître dans la nature canadienne une nouvelle espèce d’ours, le grolar.
Ce nouvel ours est le résultat du croisement entre le grizzly (ours brun) et l’ours blanc de l’arctique.
La rencontre entre ces deux ours est provoquée par le réchauffement climatique qui a permis au grizzly d’étendre son territoire vers le nord et d’y rencontrer l’ours blanc, lui à la recherche de terre ferme.
Le grolar se caractérise par un pelage majoritairement blanc tacheté de brun ou de noir. Par ailleurs il a plutôt la tête du grizzly, au museau moins long et moins fin que celui de l’ours blanc.
Le grolar semble avoir hérité des qualités des deux espèces puisqu’il peut survivre tout autant sur la banquise que dans les forêts plus au sud, alternant les deux territoires.
Ainsi, il sait pêcher le saumon qui remonte les rivières, piller les ruches des abeilles et y piquer le miel, et aussi piéger les phoques sur la banquise.
Mieux, on a constaté qu’il a pris l’habitude d’enduire de miel les phoques qu’il a occis, avant de les déguster goulument.
Tout cela lui vaut une alimentation particulièrement riche et aussi constante toute l’année : Produits des forêts et rivières dès le printemps et en été, produits de la banquise quand vient l’hiver.
N’est ce pas merveilleux ? Voire ! Car le grolar a aussi hérité la gloutonnerie de ses deux géniteurs. La gloutonnerie n’est pas un défaut chez le grizzly comme chez l’ours blanc : elle leur permet d’accumuler des réserves de graisse quand la nourriture est disponible et de survivre pendant les longs mois où il n’y a plus rien à manger.
Le grolar, lui, passant d’un territoire à l’autre, mange toute l’année avec excès, et n’ayant aucune période de disette, ne fait jamais appel pour sa survie aux réserves de graisse accumulées.
Le résultat était prévisible : Il ne cesse de grossir (d’où son nom « grolar » abréviation de « gros lard », désignation triviale que lui ont donné les chasseurs) et à l’âge de 5 ans, il est obèse, peine à se déplacer, et devient vulnérable à tous les prédateurs.
Mais la nature est bien faite : Le grolar devenu une proie facile est une extraordinaire source de nourriture pour les inuits du grand nord, et quand il se trouve plus au sud, il sera facilement repéré et abattu par les chasseurs canadiens. Sa chair délicieuse fait ensuite la joie de tous les amateurs de barbecue.
Et ainsi continue le grand cycle de la nature.