LE FRONT DES DINGOS CIRCONCIS NOSTALGIQUES ET JOUANT AU BALLON
NOSTALGIQUE BOUCHERIE
Le hasard d’une promenade du coté de Montparnasse (hasard ? ou attirance inconsciente ?) m’a conduit ces derniers jours vers la plus célèbre des boucheries chevalines de France :
Celle ou officiaient Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre, et qui fut quelques années, entre bavettes, côtes de bœufs et têtes de veaux, le dernier salon littératuro-politique à la mode.
Bernard-henry Lévy, sans doute dans l’espoir de se couvrir de l’aura de Castor et Sartre, reprit la boucherie quelques mois.
Ce fut un échec, le public branché ne suivit pas, d’autant que BHL répugnant à manier la viande de cheval, avait engagé un professionnel de la boucherie, se contentant pour sa part de pérorer assis derrière la caisse enregistreuse.
Après ? Après rien, la boucherie chevaline est retournée à son anonymat, gérée avec bonhommie, compétence et sagesse par monsieur Caballo, un boucher de profession, qui vient de prendre une retraite bien méritée sans trouver de repreneur.
La boucherie est à louer, c’est écrit dessus. A travers les grilles on peut voir les billots raclés, les crocs au plafond, les couteaux, les haches… et en clignant des yeux, vous distinguerez peut-être l’ombre de Simone et de Jean-Paul désossant une carcasse tout en philosophant.
Et si on reprenait ? On se cotise ?
LA GENEALOGIE LA PLUS DINGUE
Spécialiste de généalogie, je n’ai jamais rencontré une généalogie plus folle que celle de la famille princière de Reuss.
Cette petite principauté d’opérette était située en Thuringe, province allemande située au sud ouest de l’ancienne RDA, donc bordant l’ancienne RFA. Elle doit représenter environ un dixième de la province.
Elle fut donnée en 1122 par l’empereur germanique Henri V à un nommé Erkebert.
Celui ci, en signe de reconnaissance, décida de prénommer Henri tous ses enfants mâles.
C’était déjà particulier. Mais l’habitude se perpétua, c’est ainsi que tous les mâles descendant d’Erkebert se prénomment Henri et c’est encore vrai aujourd’hui.
Et la famille fut prolifique.
Parmi tous ces Henri, il y avait un prince régnant, l’ainé, fils du fils ainé, etc … mais il ne portait pas un numéro lié au fait de régner.
Au début, on se contenta de donner un numéro à chaque mâle nouveau né, de « un » jusqu’à l’infini.
Mais il se constitua différentes branches dans la famille, régnant chacune sur une parcelle de la petite principauté, déjà pas bien grande.
Et chaque branche, chaque rameau, décidèrent de se doter de leur propre numérotation, la reprenant à zéro. On vit donc coexister à quelques centaines de mètres de distances des Henri de tous numéros et cependant parfois identiques.
Par la suite, on innova : certaines branches imaginèrent de reprendre la numérotation à zéro à chaque nouveau siècle.
D’autres préférèrent un autre système : Au bout de cent Ritons, on recommence à zéro.
Il paraît qu’ils se réunissent parfois dans le plus grand bordel, aucun n’étant capable de visualiser le degré de parenté des autres. Et lorsque le haut parleur de la fête informe Henri 26 qu’il est attendu à l’accueil, c’est 5 ou 6 Henri 26 qui se présentent.
On en a enfermé pour moins que ça.
FOOTBALLEURS EN GREVE
Le 30 novembre prochain, les footballeurs seront en grève, il n’y aura aucun match.
Soutenons de tout coeur la lutte des footballeurs et s’ils devaient se mettre en grève illimitée soutenons les jusqu’au bout, nous serons à leur coté.
Les tièdes et les jaunes freinent et prédisent qu’une telle action entrainerait la fin du foot professionnel en France : Et alors, mieux vaut crever ou devoir s’exiler plutôt que courber l’échine, nous n’en espérons pas moins d’eux. Nous assumerons dignement la nouvelle situation.
Signez la pétition pour soutenir la grève illimitée des footballeurs.
Ah que cette lutte est exaltante.
LA CIRCONCISION
Sur France Inter une émission a été consacrée à la circoncision.
J’ai – avant l’émission – envoyé le texte ci dessous, en beaucoup plus concis évidemment.
L’émission a débattu de deux aspects de la question :
Le premier était scientifique : Douleur du patient lors de l’opération, risque sanitaire, conséquences pathologiques éventuelles, diminution du plaisir sexuel ;
Le second traitait du droit à l’intégrité physique de l’enfant, et de l’éventualité que la circoncision puisse être un choix conscient, donc reporté à l’âge adulte.
Ce tout dernier point était fort proche de l’observation de mon courriel. Mais le pas n’a pas été franchi.
Il ne pouvait pas l’être et je remarque que dans tout débat approchant il ne l’est jamais.
En effet préconiser l’interdiction de l’enseignement religieux des mineurs, c’est la fin des religieux, prétendre le contraire serait hypocrite. Il y a trop d’intérêts en jeu pour qu’on laisse se répandre de tels propos.
C’est bien dommage car la conséquence serait l’élimination de bon nombre de causes de massacres, de persécutions, de guerres, d’atrocités, de meurtres, de viols, à travers le monde.
Faut croire que les religieux s’ennuieraient si tout ça disparaissait.
VOICI DONC MON COURRIEL, UN PEU DEVELOPPE :
La question de la circoncision s’inscrit dans un cadre plus large : est-il normal qu’un adulte puisse instruire sans limite, sans règle et sans contrôle, des mineurs dans une religion ou une secte quelconque au prétexte qu’ils en sont les parents, ce qui leur donnerait tous les droits sur ces enfants ?
La vie en communauté – par exemple dans le cadre de la nation française – ne donne pas l’entière propriété des enfants par leurs parents, avec le droit de les tuer, les tourmenter ,etc … en toute impunité.
La nation finance et organise une grande partie de l’éducation des enfants et veille à ce que les parents, dans le rôle qui leur est réservé, se conduisent de manière respectueuse par rapports aux enfants, et en particulier, pour ce qui concerne le sujet religieux .
Elle devrait – ce serait son rôle mais elle ne le fait pas – veiller à ce que ces parents n’abusent pas de leur influence pour les orienter vers une religion ou une autre, religions qui par définition ne peuvent prétendre à l’universalité qui devrait être le propre d’un enseignement visant à l’impartialité.
Pourtant la loi condamne toute action visant à abuser de personnes intellectuellement faibles et facilement influençables qu’il s’agisse de mineurs ou d’adultes mentalement diminués.
Il y a là une maltraitance intellectuelle légale et autorisée et la circoncision n’en est qu’un petit aspect, certes grotesque et cruel, qui n’est rien par rapport à la manipulation de l’esprit des enfants par des adultes désireux de leur inculquer leurs propres croyances.
Quant à la circoncision, faut-il rappeler que pendant longtemps, les médecins ont prétendu que les très jeunes enfants, tout comme les animaux, ne connaissaient pas la douleur : c’était pratique, ils ne savaient pas parler pour dire leur souffrance.