Par Rampeloux
IL N’Y A PLUS DE JONQUILLES
Au square des Cloys, les jardiniers ont arraché les jonquilles et leur cortège pour faire place à une verte pelouse vouée à la pelade. Dessus, ils ont posé des transats de bois où viendront s’exhiber des bobos emprunts de grossièreté.
Au dernier modeste banc vert, reculé et épargné, sous le soleil timide, une vieille dame effrontée a donné un sourire de malice insouciante et complice. La douceur du vent sème le désir des graines du printemps.
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