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Françoise

 

                                               FRANCOISE

Les garçons et les filles lui souhaitent bon voyage.

Que deviendraient les politiques et leurs commentateurs sans le mot « Extrême » ?

« Extrême ! aarghh, abomination, aux abris, aarghrr, vite fuyons. » C’est pire que du gimmick à l’Hidalgo : « Hidalgo, travaux, embouteillages, aarrhhrrgr, démission, Hidalgo démission, horreur infinie, aargghrgr ! »

L’extrême est en soi une idéologie, Il n’est plus question de fascistes, de socialistes de gauche, non il n’est qu’une pensée extrémiste sur tout, il n’est nul besoin de préciser, l’extrémiste construira des routes extrêmes, l’éducation, la police, l’armée, les bals populaires, tout sera extrémiste et aaarghrr, bavons de rage et de peur.

Macron a été le grand prédicateur du ni de gauche ni de droite, dont on s’est très vite aperçu qu’il fallait comprendre par ni de gauche, ni de gauche. Alors pour lui c’est évidemment une grande jouissance que de s’emparer de ce mot extrême, en double, si pratique et monté en blanc en neige ces derniers temps. On avait compris dimanche soir que la montée du fascisme, rebaptisé « extrême droite », motivait la dissolution de l’assemblée. A l’écouter aujourd’hui, on se rend compte que Macron est bien un homme de droite et que sa tendresse ne se trompe pas de camp : Car à l’écouter ce jour, un auditeur non averti en conclurait que la dissolution a été motivée par la peur de voir l’arrivée au pouvoir de La France Insoumise et de son épouvantail à moineaux, le Mélenchon, ce qui représenterait la fin de la France et de toute l’humanité. AAARRGHR, j’ai peur.

Au fait, d’où vient cette peur dans le pays qui conduit 40% de foireux absolus à voter facho en suppliant qu’on les protège de l’insécurité provoquée par l’arrivée de hordes et de convois de négros et de bicots débarquant de la mer et de nos frontières pour violer et égorger nos femmes et nos enfants.

C’est curieux, autrefois on entendait dire que Paris était un coupe-gorge et les provinciaux redoutaient de s’y rendre. C’était parfaitement crétin, j’ai rodé très souvent dans Paris des nuits entières sans qu’il m’advienne grand-chose. C’était « sécure » pour l’essentiel. Sans doute la nuit est peut être plus difficile aujourd’hui depuis que la Police a fait fermer tous les bistrots de nuit qui assuraient refuge et protections aux insomniaques et autres usagers des heures de pénombre et de lumières artificielles.

Mais pour l’essentiel, Paris demeure une ville active mais paisible, un vrai village d’antan. Il faut donc croire qu’en province, villes et campagnes sont envahies par des étrangers louches qui terrorisent les populations, qu’à Nice, ville du Chiotti, les retraités, se terrent dans les caves, et ne sortent faire leurs courses que sous protection policière, et qu’à Grand Bourg, Creuse, ce grand centre civilisationnel qui a vu passer tant d’êtres de qualité, les paysans ont remplacé les vieux fusils de chasse par des kalachnikovs et des canons Caesars pour traquer les sarrazins embusqués dans les fossés. La France change, signe de vitalité, mais quand même, si c’est vrai, je préfère me trouver au chaud au pied de ma butte Montmartre, plutôt que dans l’une de ces scènes de guerre au-delà du périph. Si c’est vrai, à ce qu’ils disent.

A propos d’Eric Chiotti, le mérou écaillé : Il a rejoint le RN. Bien normal, vu sa situation électorale à Nice, il a besoin des voix des électeurs RN pour être réélu. Par ailleurs, autant qu’on sache de tous ses propos, il est en parfait accord avec ce que raconte le RN. L’étonnant dans l’histoire, c’est que ses collègues de LR ne le suivent pas alors que, eux aussi, partagent les objectifs du RN. Faut croire qu’il y a quelque part dans leur arrière-cerveau des déclencheurs mémoriaux qui leur envoie des décharges ré flexionnelles rappelant que l’extrême droite, ce n’est pas quelque chose de très bien quand on est un honnête homme, ou simplement un humaniste.

Alors dont acte. Et si ces gens sont, comme je ne m’y attendais pas, des gens qui ont des limites par rapport à l’abominable, qui ont une idée du bien supérieure à leurs ambitions personnelles, qui ont un sens de l’honneur, on peut en être surpris, mais il faut s’en féliciter, et donc bravo messieurs.

Il y en a un qui doit être mal en ce moment, c’est le Nosferatu. Sa petite pimbêche d’associée, Marion Maréchal, lui écrase chaque jour les glaouis à coups de talons aiguille, en attendant de lui claquer la gueule en emportant avec elle la moitié des adhérents de leur parti.

Petit Nosferatu judéo-arabe, on te l’avait bien dit que faire de la lèche aux grands aryens nazis comme l’ont fait les juifs chefs de ghetto, ça finit toujours mal malgré la meilleure volonté de collaboration : Ils ne t’aiment pas  dès le premier jour, ils se sont servi de toi, tu ne sers plus à rien, alors la mijaurée va te péter au nez, tu diras encore merci dans un dernier espoir d’être admis, et elle t’enverra au diable. Mais nous sommes dans un temps gentil, tu n ‘iras pas au four, on te trouvera même un petit boulot quelque part où tu pourras cirer en toute vilenie les pompes de tes idoles. "Faut pas jouer les riches quand on  n'a pas le sous", a chanté Brel. C'est un peu ça finalement.

Tout ça est bien dégoutant. Allez tirons la chasse, et une pensée pour Françoise Hardy, en oubliant qu’elle pouvait être bien conne parfois.

 

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