FATALITE
On cherche son chemin
On cherche sa place
On se plait à rêver
Que peut-être on laissera une trace
Et s'il est vrai qu’on laisse toujours
Quelque chose derrière soi
Et parfois c'est bien dommage
Souvent il ne faudrait pas
(Giedré)
Il y a grande folie à s’inquiéter que l’humanité fasse tout ce qu’elle peut pour disparaître – en tout ou partie - d’ici une petite centaine d’année.
Si elle est assez bête pour se comporter ainsi, c’est qu’elle a atteint sa limite, c’est sa nature qu’elle exprime, petit phénomène dérisoire dans l’histoire de la « Nature », vocable imprécis qui désigne un élément de l’univers, à moins que l’univers ne soit la nature elle même.
Il n’y a pas fatalité à cette disparition « programmée ». On l’évoque car d’évidence cette humanité semble tout faire pour qu’il en soit ainsi. Et bien sûr, il n’est pas certain qu’elle y parvienne.
La COP 21 est apparue comme une réaction pour contrarier cette fatalité. De fait, si les décisions prises trouvent une application réelle, l’augmentation des températures devrait être limitée. Bien sûr pas à 2 degrés comme annoncé, mais, plus sérieusement, quand même à 4 ou 5 degrés « seulement », selon la plupart des spécialistes du sujet, ce qui n’impliquerait pas l’impossibilité de la vie de l’homme sur terre, principalement parce qu’insuffisant pour entrainer la fonte totale des glaces de l’antarctique qui serait synonyme d’embrasement accéléré et mortel des températures.
Optimisme relatif donc. Avec toutefois des difficultés majeures : Probablement entre 1 et 2 milliards de réfugiés climatiques pour 9 à 10 milliards d’êtres humains. A priori, c’est un pourcentage acceptable et l’accueil d’un réfugié ou deux par 10 personnes semble une chose possible. Mais quand on voit que l’accueil de 30000 réfugiés syriens pose un problème insoluble à 67 millions de français, on peut s’inquiéter. Les bons français n’ont pas fini de braire.
Il y aura donc probablement des conflits de taille impliquant des destructions massives et des millions de mort, mais on a l’habitude, quasi la routine, ce n’est pas ça qui fera disparaître toute l’humanité. Les plus forts gagneront, les autres crèveront, c’est tout. C’est beau et clair comme du Goebbels ou du Sarkozy.
Avant cela, les hommes feront tout pour que ce soit pire, seule la mort est belle.
Actuellement on signe des accords commerciaux comme le CETA entre l’Europe et le Canada et bientôt – ça ne peut que se faire, trop d’intérêts financiers en jeux pour que ça échoue – entre l’Europe et les USA.
On a fait remarquer que les personnels politiques et les gouvernants sont pour, ce qui est normal, c’est leur fonction larvaire sous les puissants financiers, et que les peuples, au moins ceux d’Europe de l’ouest, sont contre. Phénomène habituel, les peuples cons votent pour des gens qui font le contraire de leurs désirs, bien fait pour eux, sont pourtant avertis.
On a surtout énuméré toutes les nuisances de ces accords du point de vue de la santé et de l'environnement, de la casse sociale, de la démocratie.
Mais le plus important est bien plus monstrueusement simple: On va transporter d’un coté à l’autre de l’Atlantique des produits marchands qu’on produit déjà sur place. Pour le plaisir de les mettre en concurrence. Ce qui implique de les produire encore plus au moindre coût, et donc moins de salaires, moins de soucis de la santé des consommateurs, de leur sécurité, de l’environnement.
Dépenses énergétiques de transport, de conditionnement, de promotion. Alors que la survie de l’humanité impliquerait de produire utile et local le plus possible, avec pour conséquence l’éradication du travail inutile et son partage. Utopie risible.
Fuite en avant : L’humanité est suicidaire, on peut lui faire confiance pour contourner la COP 21 et parvenir au plus tôt à sa propre disparition. Ce qui, somme toute, serait une bonne chose. Place à d’autres.
D’ailleurs c’est fait, le CETA va être signé, les wallons n’auront pas tenu longtemps, réjouissons nous.