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Etrangetés

 

                                            ETRANGETES

 

Dans nos vies, il survient parfois de peu croyables coïncidences, de curieuses étrangetés, qu’on ne sait pas expliquer. Pour beaucoup, c’est une aubaine, et ils s’engouffrent de suite dans des explications surnaturelles ou magiques qui les réjouissent.

 

Ce n’est pas mon cas, j’ai bien assez avec les histoires que je m’invente sans cesse et qui accompagnent mes pas. Tout de même, ces évènements laissent parfois stupéfaits. En voici trois qui me sont advenus. Je cite des prénoms car ce sont des témoins.

 

DISTANCE

 

-Un soir je jouais au Trivial Poursuit avec Julie. Elle me pose sa question : Il s’agissait de trouver la distance entre deux points, genre entre Paris et New York ou le tour de la terre, ou entre la terre et la lune, je n’en ai pas le souvenir.

 

Je n’ai pas la moindre idée de la réponse et je réponds n’importe quoi, au hasard, du genre 14536 kilomètres. C’était la bonne réponse précisément.

 

SYLVIE VARTAN

 

-Un autre soir, je suis en voiture vers 22-23h, Jeanne à mon côté. Nous venons du nord, nous sommes à la Porte de Clignancourt à hauteur des Puces, arrêtés à un feu rouge, nous écoutons la radio, l’émission défunte « Pollen » de Jean-Louis Foulquier, paix à son âme.

 

Le Foulquier a dégoté une petite chanteuse nouvelle (qui d’évidence n’a pas fait carrière) à petite voix susurrante de pré-ado, pour ne pas dire de gamine. Elle me fait penser au premier enregistrement de Sylvie Vartan, « Panne d’essence », chanté en duo avec son frère Frankie Jordan, auteur de la chanson.

 

Je dis à Jeanne : « On dirait Sylvie Vartan petite ».

 

La chanson s’achève et Foulquier reprend le micro et déclare, mot pour mot : « On dirait Sylvie Vartan petite ».

 

TRYPHON

 

-Enfin, c’était tout à l’heure, 17h, je faisais ma toilette. Je sais je n’ai pas des horaires de bon chrétien. Va savoir pourquoi je pensais à Tryphon, un copain délirant, mort aujourd’hui. Tryphon, c’était un surnom, allusion à Tournesol. Et je pensais à ces soirées où il a pu me faire des confidences parfois insensées. Celle là ne l’était pas, elle était plutôt touchante. Il m’a raconté être amoureux de La Pérouse. La Pérouse, c’était le nom d’une fille pas mal déjantée que j’ai dû apercevoir quelquefois. Elle devait bien avoir un prénom mais on l’appelait La Pérouse, comme l’explorateur, même famille. Je crois bien qu’il l’a connue à Allostop qu’elle utilisait.

 

Tryphon en était fou amoureux. Peut-être bien son seul vrai amour, car je l’ai entendu aussi décrier avec un certain mépris d’autres femmes qu’il avait connues, pas trop sympathique, mais c’est une autre histoire.

 

Je pensais donc à La Pérouse, en me brossant les dents. Je reviens dans la pièce, je branche la radio. Je dis bien, je branche, elle n’était pas allumée avant.

 

Et alors j’entends : « L’expédition La Pérouse longe alors les côtes de… »

 

Bah, je raconte ça comme ça. Ce sont des choses qui arrivent à tout le monde, j’imagine.

 

 

 

 

 

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L
C'est rigolo, je suis à Barcelone avec mon amie Susana...<br />  
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R
Bien? Transmets mes amitiés à Manuel Valls et à sa Suzana. Ole.
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R
Oui, mais je parlais de choses étranges qui arrivent à des personnes normalement équilibrées, pas à ...enfin je me comprends.<br /> Bon, fille indigne quand viens tu me présenter tes respects sur terrasse ensoleillée et arrosée?<br />  
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L
Et moi, récemment, je me mets à fredonner un matin " coeur de rockeur " de Julien Clerc, chanson pour laquelle je n'ai aucune appétence, la trouvant même naze, et ne l'ayant pas entendue depuis des années. Et quelques heures plus tard, en voiture, à la radio, passe " coeur de rockeur ", ça m'a interpellée ...<br />  
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