Par Rampeloux
EGO
« Une ville se fane dans les brouillards salés »
(Hors saison, Francis Cabrel)
PALACE
Je suis, à Ostende hors saison, un palace désuet, abandonné et désert, portes et fenêtres ouvertes aux vents de la mer du nord. Je ne saurais mieux me dire.
Ray me berce d’inquiétude, Delvaux me magifie, Magritte me toise.
Entre ciel et plaine, toujours un monde tiédi s’inquiète et la bière s’écoule. La dérision, amère et heureuse, dit les hommes. Elle sanctifie les cœurs d’or, elle donne le sens quand résonnent les pas sur les pavés luisants.
PARFOIS IL BRUINE BLEU SUR LE TOIT
J’ai souvent plaidé pour la beauté de la naïveté. Ce qui m’a permis de me trouver des excuses et de m’aimer un peu. Je m’envolais alors vers l’Archaïe, pays des chevaux ailés et des caramels gagnants à un centime.
Je le sais bien, il m’est aussi advenu de glorifier la jouissance de la lucidité.
Il serait sot de s’en repentir, l’acceptation aimable des incohérences conduit à l’heureuse unité.
Et lors s’offre le privilège des « voluptueuses immobilités ».
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog