Par Rampeloux
DIVORCE
C’en est trop de moi,
Je demande le divorce
de ce corps et de cet esprit
et de ces autres sournoises annexes perturbances
qui me sont pesanteurs et purulences,
de ces sottes libertés dont je me pare,
de mes rêves béats de marécages inconnus et complices,
de mes bonheurs résignés,
de mes bienveillances surfaites.
Je ne veux plus pleurer
ces chairs qui s’enfuient de mon âme et de mes doigts.
Je supplie l’irrespect,
je quémande l’abjection.
Je ne veux plus de moi,
je ne veux plus jouer de moi,
ni me peindre, ni m’écrire, ni me chanter.
Je ne veux que la dune bleue
qu’une brise tiède agite de douces mouvances.
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