DEGOISAGE
Compassion
Monsieur Trichet, ancien président de la banque centrale européenne, analyse :
« Les allemands sont raisonnables et sérieux : Ils estiment que les grecs doivent payer quels que soient les conséquences sociales ;
Les français eux, sont compréhensifs avec les grecs car ils ont une tradition compassionnelle ».
Compassionnelle, mon cul. En vérité, les français (enfin certains) sont solidaires des hellènes car ils rêvent comme eux que tous les financiers du monde aillent se faire enculer chez les grecs, et précisément sur le Parthénon, c’est classe.
Alors la foule en délire s’enivrerait de résiné jusqu’à la fin des temps, en n’oubliant pas le lancer traditionnel de bigorneaux sur le joyeux spectacle des créanciers ainsi remboursés et la dégustation de brochettes de teutons raisonnables (sans chou).
Les français « compassionnant » seraient invités à la fête et ce serait le début.
UBERISATION
Le seul effort d’analyse connu à ce jour rend le « numérique » et en général les nouvelles technologies, responsable de l’apparition du phénomène Uber.
Les outils se trouvent ainsi promus créateurs du phénomène.
De fait, ils sont, en l’occurrence techniquement indispensables mais ils ne sont d’évidence pas la cause.
La vraie cause est sans doute trop évidente : C’est la paupérisation, le chômage, les travailleurs pauvres, tous ceux qui se font chauffeur d’Uber non pas pour trouver un métier mais pour avoir trois sous pour survivre. On comprend que les media s’accordent pour ne pas l’évoquer.
Les petits boulots, les petites combines, c’est le lubrifiant qui fait passer la misère.
La cause, c’est le libéralisme mondial qui déroule son entreprise de fin du salariat, pour la mise en place d’une nouvelle forme d’esclavagisme présenté comme volontaire.
Le travailleur déchu esclavagisé met volontairement sa force de travail à l’entière disposition de l’employeur tout puissant qui le recrute pour un jour ou une heure, et le jette à volonté.
CHER AMI TODD, QUE PARADOXAL VOUS ETES !
On a beaucoup dit sur les analyses d’Olivier Todd à propos de la manifestation du 11 janvier.
On a oublié de rappeler – et Todd le premier – que depuis la nuit des temps, les humains les plus défavorisés ont pour première préoccupation de manger, boire, se vêtir, avoir un toit sur la tête, et quelques autres exigences de ce type.
La liberté d’expression NE PEUT PAS apparaître comme une priorité exigeante aux yeux de ces personnes. Sauf quand elle permet d’obtenir à manger ou un logement.
Cela ne signifie pas qu’ils crachent sur liberté d’expression : Ils ont d’autres soucis prioritaires, ils ont trop de misère sur le dos pour courir place de la République.
Alors que les classes moyennes – expression bien vague : aujourd’hui, selon certains, on en ferait parti dès lors qu’on a un travail rémunéré au SMIC – se bougent pour la liberté, c’est bien le moins qu’on attend d’elles.
En conclure que, ce faisant, ils méprisent les plus défavorisés, et que ces derniers sont dégoutés de la bourgeoise liberté d’expression, c’est une manipulation dont sont coutumiers les philosophes, sociologues, économistes, et autres acteurs d’opérette, qui s’agitent dans les media, leur dernière trouvaille « paradoxale » sous le bras : Peu importe qu’ils ne puissent l’étayer, l’important est qu’ils paraissent grâce à elle, le temps d’une petite saison.
RETOUR DE VACANCES EN SYRIE
Selon la police, il y aurait en France, une mouvance islamiste comprenant environ 3000 individus dangereux dont 1000 très dangereux, qu’ils reviennent ou non du djihad.
On en surveille quelques uns mais les services de police avouent que c’est impossible de les surveiller tous. Il y aura donc de nouveaux attentats meurtriers, c’est obligatoire et ils n’y peuvent rien. Ils reconnaissent à l’avance leur échec.
Ce qui est tout de même extravagant. Et on ne peut guère se consoler avec les coups de menton mussoliniens de Manuel Valls.
Alors, il y a certes à se désoler que les américains aient renversé Saddam Hussein, que Sarkozy ait viré Khadafi , que Hollande déstabilise Bachar Assad. Ces trois délicieux dictateurs étaient ce qu’ils étaient mais la paix civile régnait dans leurs pays. En voulant jouer les gendarmes du monde, on a foutu la merde qui revient chez nous en boomerang .
Le positionnement à adopter envers l’islamisme est plus que complexe. C’est un autre sujet.
Le sujet, ce sont les attentats à venir et ceux susceptibles de les commettre. La France est-elle ou non en guerre contre DAESCH ?
Oui d’évidence quand on voit les opérations militaires quotidiennes. Mais non selon le gouvernement, car DAESCH n’étant pas reconnu comme un Etat, alors ces opérations ne sont que des opérations de maintien de l’ordre contre des bandits.
Dès lors, des français combattant dans les rangs de DAESCH sont au pire des mercenaires, au mieux des volontaires, libres de leurs gestes, voire des amateurs de club Mèd d’un genre spécial.
Quand ils reviennent en France, les services de police ont le plus grand mal à trouver des motifs pour les inculper et les traduire devant des tribunaux. Alors on « les surveille ».
Si la France était officiellement en guerre contre DAESCH, ces 3000 personnes seraient coupables de haute trahison ou de complicité. En 14-18, on a fusillé de pauvres bougres pour avoir refusé de monter à l’assaut d’une colline pour la dixième fois sans résultat.
Les attentats prédits sont tout de même bien pire que ça. Fusiller ceux qui les préparent serait contreproductif. En revanche, il ne doit pas être trop difficile de trouver quelques solides forteresses pour les mettre à l’ombre, le temps que les choses s’apaisent. On pourra toujours les amnistier après.
Le « problème de cette solution, »,c’est que si la France décidait de cesser ses interventions militaires directes au moyen orient et n’était plus en guerre contre DAESCH*, alors il n’y aurait plus trahison pour un français à combattre dans ses rangs… Bah, juristes au boulot.
*Ce qui serait judicieux : d’une part les USA de Bush sont les principaux responsables du merdier, qu’ils s’en occupent, d’autre part il est d’autres armes que militaires : Corruption, lucre, rivalités meurtrières…tout cela s’entretient. Les dirigeants de DAESCH sont des pourritures comme les autres, ils sont déjà puissants et rivaux, aucune raison qu’ils ne s’entretuent pas, jusqu’à ce que l’un d’eux écrase les autres, ouvre des comptes en Suisse, achète un hôtel particulier avenue Montaigne, et s’entoure de putes vraies blondes certifiées. Il faut le temps mais cela s’encourage par les moyens adéquats.