Par Rampeloux
BARBARA
« Un homme sous un porche s’abritait,
Et il a crié ton nom : Barbara ! » (Prévert)
Les Barbaras sont les effluves suspendus de l’altérité que nos tripes aspirent à crocher.
Elles sont à l’orée de nos voix, nos mains tendues les effleurent et croyant les saisir se referment sur les volutes des néants.
Damnés de par la conscience fielleusement accordée à l’espèce, nous traquons dans les couloirs déserts de nos vies le comprendre qui toujours s’enfuit.
Alors las de nous, réfugiés sous les porches du temps, nos êtres tendres crient des chants rauques d’usure, pour que Le maelstrom du tout vienne, nous dévore, et nous accorde le savoir et l’amour, nous délivre enfin Barbara, « sous la pluie, ruisselante, ravie, épanouie ».
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