ANACHRONISME
Ça devait se passer en 65 ou 66, ou 67… plus la longueur de temps s’allonge, plus la mémoire garde précieusement en un gros paquet une sélection d’évènements mais sait de moins en moins les attribuer individuellement à une année précise. Elle n’a sans doute pas tort car la plupart du temps, ça n’a guère d’importance.
J’étais alors étudiant en « lettres modernes » à la Sorbonne, et physiquement surtout à son établissement annexe « Censier ». J’avais auparavant une vague orientation politique qui me situait globalement dans « la défense de ceux d’en bas » mais sans adhérer à un quelconque courant politique.
A Censier (Et dans pas mal de lieux d’enseignement supérieur à l’époque), il y avait un choix politique, enfin un choix très orienté, puisqu’il allait de la droite (comprenez le parti communiste) jusqu’à l’ultra-gauche de l’extrême gauche. Cela donnait dans la fac une agitation permanente, stands, interventions en cours, groupes de paroles, assemblées générales quotidiennes ou les orateurs et apprentis leaders s’affrontaient en discours et diatribes enflammés sous les yeux admiratifs d’une masse désireuse de s’enrôler mais ne sachant pas quel saint choisir.
J’ai toujours navigué entre dilettantisme, conviction et hédonisme, et en conséquence un recul naturel par rapport à tout leader, tout embrigadement, même quand les propos pouvaient me séduire. Toutefois, de cette époque j’ai retenu la formule « La peste brune, ça s’écrase dans l’œuf à coups de talons ». Et je souligne que l’important c’est « dans l’œuf ». Après, la formule ne marche plus, trop tard. Je l’ai gardée, la jugeant juste au regard des évènements, et il m’arrive de la ressortir en quasi sérieuse plaisanterie. Elle s’accorde peu avec mes rêves libertaires et elle serait plutôt un apanage trotskyste. Bah peu importe, il serait sot de juger tout sot chez Léon.
Je ne sais si c’était une réalité, mais j’avais l’impression que dans cette ébullition politique qui animait cette fac, on ne bossait pas beaucoup. En tout cas, moi, je glandais pas mal et j’avais trouvé des moyens divers pour disposer de suffisamment d’argent pour vivre bien à mon niveau de fils d’ouvrier et petit étudiant minable. Je passais donc pas mal de temps au bar de la grande Mosquée, à coté du Jardin des plantes, à me coulisser des sirops d’orgeat dans le gosier, en compagnie de Sigrid et Josiane, mes maitresses de l’époque, en planant comme dans une oasis saharienne. J’avais bien des petits soucis : Par exemple Sigrid et Josiane étaient amantes, mais jamais elles ne consentirent à ce que nous fussions charnellement trois amants. Ces demoiselles avaient des principes. Tous les hommes hétéros, mêmes les bigots les plus hypocrites, conviendront que cela peut créer une regrettable frustration. Elle fut bientôt effacée quand je tombais fou amoureux d’Alexandra au fond d’une salle de cours de littérature espagnole.
C’est dans ce contexte de béatitude rose et biblique que j’assistais au raid des fachos d’Assas venus casser du gaucho à Censier. Pour « fachos d’Assas », il faut comprendre l’extrême droite qui s’épanouissait à la fac de droit de la rue d’Assas. C’était un peu l’inverse de Censier : Pour faire une comparaison avec notre actualité, à Assas, la gauche c’était Marine le Pen, l’extrême gauche Éric Zemmour, et l’ultra-gauche Génération identitaire. A Censier, on craignait les raids des fachos comme les hordes d’Attila et c’était comme une rumeur, un mythe : Ils sont entrés dans un amphi à Jussieu, ils ont tout cassé, ils ont tabassé un groupe qui sortait d’une réunion à Odéon, etc. »
Il était vrai qu’ils étaient organisés pour cela, et avec une discipline quasi militaire. Et le raid auquel j’ai assisté fut une réussite. Toute la piétaille gauchiste fut éparpillée en vol de moineaux en quelques minutes, et ce fut un grand tabassage et un grand saccage. Faut dire qu’ils étaient déterminés, tous armés de battes de baseball et autres bâtons, poursuivant les fuyards dans tous les couloirs et dans les étages.
Et ce fut l’occasion de mon heure de gloire, je l’ai déjà raconté mais je ne m’en lasse pas, on me comprendra. J’avais choisi (ou y avais été contraint) de me réfugier dans les étages, je ne sais plus auquel j’étais parvenu, en tout cas j’y étais seul, écoutant la meute plus bas. J’avais commencé à courir dans le couloir quand je me suis arrêté n’entendant personne derrière moi. Je me suis retourné et j’ai vu débouchant de l’escalier un facho, son bâton à la main. Ce fut bref, mon premier réflexe était de repartir en courant à la recherche d’une cache quelconque, mais dans le même temps, j’ai aussi constaté qu’il était seul, et que personne ne le suivait. Une avant-garde isolée, erreur fatale !
Fatale, car dans ce couloir désert, le rapport de force changeait de camp : Bien que muni d’un bâton, le petit coyote n’était pas bien épais et ne faisait pas le poids face à mes 88 kilos (comprenez 95 à 100 kg à notre époque, les jeunes ont grandi), mon poids de forme idéal, mes 1,80 mètres (comprenez 1,90 aujourd’hui), et surtout mon expérience de la castagne dans ma banlieue, certes très minime mais bien suffisante pour faire de la bouillie d’un gosse de bourge du seizième ou de Neuilly. Alors je me suis avancé vers lui : Il prenait visiblement conscience de la situation et de la connerie qu’il venait de faire en montant tout seul jusqu’à cet étage, ça se voyait dans ses yeux. Ce fut rapide, je l’ai très vite désarmé, je lui ai canardé à coups de poings la citrouille et le buffet autant que j’ai pu et je n’ai pas le souvenir qu’il m’ait porté un seul coup. Je lui ai dit (en substance) : Toi, tu n’as pas de chance, tu es tombé sur le seul mec ici qui sait cogner. Il titubait, mais je n’allais pas le retenir, alors je l’ai poussé d’un coup de pied dans l’escalier sur lequel il a glissé jusqu’en bas.
Oui, c’était trop facile. Dommage, car cela ternit ma gloire ! D’autant que je n’ai pas de meilleur exploit à raconter. Quoi qu’il en soit, je ne me suis pas attardé à voir s’il se relevait et je suis parti d’un pas rapide vers l’extrémité du couloir, j’ai descendu les escaliers du bout, aucun bruit, pas d’ennemi, je suis sorti, j’ai parcouru rapidement les quelques mètres séparant du mur sur la rue qui s’appelle je crois rue du Fer à Moulin (mais peut-être que toute la localisation a changé aujourd’hui ainsi que les bâtiments) : La petite porte était ouverte comme je l’espérais. Je suis sorti dans la rue, ouf sauvé.
Cet épisode, ce raid des fachos, m’a inspiré une première réflexion pratique en comparaison du slogan demandant l’écrasement à coups de talons de la peste brune. Ces agitateurs, orateurs, leaders, qui ont ce type de paroles plein la bouche, n’étaient pas foutus de se l’appliquer à eux-mêmes, alors qu’ils dirigeaient des troupes militantes et avaient de l’influence sur des milliers d’autres. A cette époque l’idéologie de gauche était largement majoritaire, du moins certainement en milieu étudiant et pourtant une minorité pouvait terroriser la majorité. J’en conçu une large défiance à l’égard de tous ces prédicateurs, pas fichus de faire en sorte d’assurer leur propre sécurité. J’en gardais cependant la conviction de la nécessité d’écraser la peste brune : Devoir fuir par un simple manque d’organisation et par simple inaptitude à mettre ses paroles en action, alors qu’on a toute la force nécessaire, c’était bien rageant !
Souvent j’ai constaté et déploré cette incapacité des progressistes et même des démocrates à s’organiser, à se doter des moyens et à les utiliser, pour mettre en application le principe d’action que j’évoque. Sans doute, cette propension des intellectuels à aller très loin dans le propos, en s’éloignant toujours plus de sa concrétisation possible. L’intendance suivra doivent-ils penser. L’intendance, c’est le peuple et il est prompt à dénoncer à raison l’incompétence de ceux qui parlent en son nom et à la considérer, toujours à raison, comme une trahison de fait.
Par exemple, toujours en cette époque lointaine, je fus épaté quand, après une nuit de heurts en mai 68, je ne me souviens plus du jour précis, j’ai appris que tout le bureau politique de la JCR était en taule. Non pas, parce que la police aurait été les cueillir chez eux, non ils s’étaient fait prendre dans les manifs dans la rue. La JCR (Jeunesse Communiste Révolutionnaire) était une organisation trotskyste, devenue ensuite la Ligue Communiste.
Certes, c’est noble et beau de se trouver au milieu de ses troupes, bravo les héros. Avec Ses maigres effectifs de 400 militants au début des évènements, il est certain que la JCR n’allait pas organiser la révolution. Mais au petit matin, on aurait pu imaginer qu’un petit nombre de dirigeants, mis à l’abri, auraient pu se charger de la communication avec les media et indiquer les consignes d’action pour la suite, attendus par leurs militants non arrêtés, et par tous les participants à ces évènements.
On avait le temps, semble-t-il. C’était un peu comme un jeu. Entre personnes d’importance. Comme les nobles chevaliers français allaient au-devant des archers anglais pour se faire tuer ou se faire faire prisonniers, entrainant derrière eux le massacre des fantassins, et des contrées pillées par les Anglais. Quand on tend sa gueule pour prendre des baffes, quand on ne se protège pas soi-même ni les siens, on laisse l’ennemi prospérer et grossir, aussi petite vermine soit-il, et on ne risque pas d’avoir jamais l’opportunité de l’écraser à coups de talons.
Pourtant on a pu croire quelques temps que la démocratie saurait se défendre quand l’extrême droite, Ordre Nouveau et compagnie, a refait son apparition officielle avec Tixier-Vignancourt et Le Pen. Il est vrai qu’elle avait commencé à renaitre honteuse et clandestine sous le couvert du poujadisme. Les media - à l’époque surtout la presse, bien qu’en bonne partie déjà détenus par des patrons de presse multi-publications et des groupes financiers comme Dassault (Mais ce n’était rien par rapport à aujourd’hui) – ont fait barrage : Pas de liberté d’expression pour les ennemis de la liberté, de la démocratie, pas de libre expression pour les néo-fascistes, néo-pétainistes, néo-nazis, même s’ils avancent masqués, s’ils déclarent respecter la République, se disent premiers défenseurs de la démocratie et des libertés. Il fut un temps où on n’était pas dupes. Pas de le Pen se pavanant sur le petit écran, pas de Une des journaux pour lui, pas de reportage sur ses troupe. Ça a duré un temps, ça a existé, c’était bien. A mon sens, il fallait alors en profiter pour faire plus, interdire et se doter des lois adéquates pour réprimer plus durement le négationnisme, le racisme, la propagande anti-démocratique et anti-républicaine…, rechercher dans les partis d’extrême droite tous les anciens collaborateurs, et militants pro-Vichy, les faire-condamner si leurs crimes étaient démontrables et, pour le moins, les désigner pour ce qu’ils sont en dévoilant leur présence dans ces organisations d’extrême droite.
Evidemment, rien de ça, et encore moins aujourd’hui où l’idéologie facho triomphe jusque dans la droite modérée.
La digue a lâché et les fachos ont prospéré et pullulé. Ça ne pouvait pas durer dès lors que Mitterrand, l’apprenti sorcier, eut instaurer la proportionnelle pour faire entrer des fascistes à la chambre des députés et ainsi gêner la droite.
On en est là aujourd’hui. Non seulement on n’a pas écrasé la peste brune dans l’œuf, mais on l’a choyée et respectée. On a créé des lois pour réprimer les voleurs de pomme, et on applique avec grande bienveillance les lois contre la délinquance financière, et si un délinquant de ce type est condamné, on le dispense de peine, le pauvre, c’est déjà tellement dur moralement.
Quant à créer des lois contre les ennemis de la liberté, contre l’idéologie nazi, c’est vrai cela s’est fait, contre le négationnisme spécialement. Mais quand on voit les sentences ridicules que les juges viennent de prononcer contre les propos ignobles de Zemmour, on se demande si en plus ils ne voulaient pas lui adresser des félicitations. (juste une amende, qui sera vite payée par les riches amis du personnage).
Mais l’arsenal judiciaire est toujours insuffisant, en sachant que même si les sanctions des propos et actions délictueux inhérents à la pensée d’extrême droite étaient renforcés, il n’en serait pas moins plus que difficile de lutter idéologiquement avec des grands media possédés en grande majorité par des milliardaires, dont beaucoup, comme le facho Bolloré, interviennent, directement ou discrètement, dans la ligne politique de leurs organes dits d’« info ».
Et c’est ainsi que des individus dont l’idéologie neonazi est flagrante, peuvent, par absence de répression de leurs insanités idéologiques, et la complaisance, voire la bienveillance des media, se retrouver à se pavaner partout, et même à se présenter à la présidence de la République. Ce fut le cas de Jean-Marie Le Pen, c’est celui de Zemmour. Je ne doute pas que ce ne soit pas le cas de Marine le Pen, mais il faut reconnaitre qu’elle a su maitriser son vocabulaire, malgré la présence dans l’Etat Major de son parti de vieux fachos avérés.
J’exagèrerais concernant Zemmour en parlant de neo-nazi ? Je ne crois pas. Car il y a anachronisme : On compare Zemmour à l’Hitler triomphant du début de la seconde guerre mondiale. Par définition Zemmour n’a pas ce vécu et il ne le sera jamais car il ne sera pas dirigeant du pays. Il convient de comparer avec la période du début politique de Hitler, avec le début de son ascension. Les brasseries bavaroises enfumées où Hitler vociférait sa haine des étrangers, des juifs, des communistes, des démocrates, etc, sont le CNEWS de Zemmour. La candidature de Zemmour et la formation d’un groupuscule pour le soutenir, le soutien discret des policiers fachos, correspondent aux premières organisations politiques, bientôt para-militaires, qui vont soutenir l’hystérique orateur Adolf.
Tout comme Adolf, Eric puise son inspiration dans la nostalgie d’un monde disparu, les chevaliers teutoniques et les grands empereurs romains germaniques pour l’un, la chevalerie, les tournois, la défense de la chrétienté, l’écrasement des infidèles musulmans, et – le charmant enfant – l’amour courtois, pour l’autre. Tout un fatras de noblesse et grandeur, qui impliquent fierté et contentement de soi-même, et donc xénophobie et haine ou mépris des autres d’ailleurs et des différents d’ici, pédés, femmes, pas conformes, par définition inférieurs, pollueurs et indésirables, empêcheurs d’être beaux et admirables entre soi. Pour Adolf comme pour Eric, il s’agit de retrouver ce peuple originel beau et admirable par nature, à ceci près que pour Adolf il s’agit d’une race aryenne supérieure, alors que le pauvre Eric traine son origine comme un boulet, alors il renie son origine juive, se voulant descendant de berbères convertis au judaïsme, il a lu ça que ça a existé quelque part, et du coup, les berbères n’étant pas arabes, il n’est donc pas juif arabe, et encore moins arabe, et d’ailleurs les berbères sont des aryens qu’il dit, et s’il est berbère, il est donc aryen, allez encore un effort, et quel beau specimen de gaulois que l’ami Eric.
Quelle différence entre Zemmour et Hitler quand le premier demande l’exclusion des handicapés des classe d’enseignement des « normaux » pour qu’ils ne viennent pas les perturber, et quand le second fustige les tarés parasites qu’on laisse se reproduire venant ainsi contaminer et déchoir la pure race allemande ? Dans les années 20, Hitler ne dit pas qu’il faut euthanasier les handicapés, il ne les fera gazer que plus tard. Zemmour en ferait-il autant ? On ne sait pas. Pour le savoir, élisez-le. Quoi qu’il en soit, les propos de jeunesse sont de même teneur, de même inspiration idéologique. Que les plus forts, les plus doués gagnent, que les autres dégagent ou crèvent, ou rentrent chez eux, où aillent sévir ailleurs. Pour les deux, les différents, ceux venus d’ailleurs, sont par naissance, viciés. Zemmour le dit aussi bien, et peut-être même mieux qu’Hitler : Les enfants d’immigrés sont comme leurs parents, ils ne peuvent être que délinquants, voleurs et violeurs. Dehors.
Quelle autre différence quand Zemmour explique que les arabes peuvent très bien être français à condition toutefois qu’ils renoncent totalement à leur religion et à leurs coutumes, et le Hitler des débuts qui dénonce les banquiers, financiers, usuriers et autres puissants juifs qui exploitent le pauvre et innocent peuple germanique, pour qu’on les mette au pas, qu’on récupère leur vol ? Dans les premiers propos d’Hitler, il y a certes une dénonciation des juifs comme peuple suspect et à tendance nuisible, mais il ménage un peu, évite de fustiger le petit juif du coin, qu’on pourrait laisser tranquille en le surveillant bien. Bref, il ménage les susceptibilités, il ne voudrait pas choquer ce bon citoyen allemand qui fait la causette avec son voisin juif qu’il aime bien. Cette modération toute relative ne va pas durer et, très vite les petites nuances disparaitront et, dès les premières marches du pouvoir, ce sera l’holocauste.
En ce domaine, à époque d’ascension politique égale, Zemmour dépasse son maitre. Les arabes doivent renoncer totalement à leur identité sinon ils ne seront plus français. Il l’a dit clairement. Aucune nuance, il n’y a pas de bon arabe s’il conserve un chouia de sa culture. Et on peut se demander ce qu’il en ferait de ces arabes une fois au pouvoir, parce qu’enfin espérer qu’ils renoncent en masse à leur religion, c’est une hypocrisie totale. Dès lors resterait leur expulsion vers des pays d’origine qui n’en voudront évidemment pas. Impasse. Allons, les mannes des papas Goebbels et Himmler sauront bien dire à l’ami Zemmour ce qu’il convient de faire pour une solution efficace.
D’évidence, le petit ersatz ne sera pas président de la République en 2022. Ça peut être cependant Marine Le Pen. Son idéologie n’est pas loin d’être la même, quoique plus policée ces temps-ci. A supposer que les nouvelles gueules aux propos vaguement modérées que son organisation met aujourd’hui en avant pour la représenter, soient tout autant modérées quant à leurs convictions profondes, la vieille garde facho et raciste est toujours là. Bruno Godemiche, l’ancien bras droit du père Le Pen, est toujours membre de la direction.
Le danger est évidemment que le tour de piste de l’histrion Zemmour ait pour effet de banaliser Marine Le Pen et lui confère une honorabilité et donc une chance d’être élue. Mais il est vrai que le danger est quasi le même avec une Pécresse qui développe complaisamment pour l’essentiel la même idéologie d’extrême droite, et Macron qui n’hésite pas à en rajouter sur les mêmes thèmes. En tout cas, faut pas rêver, ça ne se fera pas d’écraser tout ça dans l’œuf à coups de talon. Il y aurait plutôt lieu maintenant à se défendre des coups de talon des fachos.
De quoi se flinguer. Enfin pas moi, j’ai un bon camembert à finir, et un gâteau breton au beurre à déguster, vous voyez, pas le temps d’en finir tout de suite. Désolé. Et, ça parait évident, IL faudrait mieux, en cas de révolution, ne pas me nommer ministre de l’Intérieur. Même moi, je me méfierais de moi.