14%
On le sait, toutes les données chiffrées concernant le covid 19 sont fausses ou tronquées.
Elles le sont, soit pour des raisons techniques soit intentionnellement.
La tendance générale quasi « naturelle » de tous les gouvernants est de minimiser ces chiffres, voire les nier, leur marge de manœuvre négationniste dépendant surtout du plus ou moins grand niveau de liberté et de démocratie dans leur pays.
La cause « technique » la plus importante de minimisation de l’épidémie est la situation socio-sanitaire du pays. Les pays sous-développés en ce domaine (soit de manière générale, soit de manière élitaire) sont très nombreux : Une grande partie de l’Afrique, de l’Amérique latine, les Etats-Unis.
L’autre cause technique est surtout le cas dans les pays socio-économiquement développés, particulièrement Europe, Japon, Canada, où une partie de la population supposée contaminée ne passe pas par des institutions sanitaires permettant un comptage, simplement parce que pour ces personnes la maladie ne nécessite pas de grands soins.
La cause intentionnelle est très principalement la volonté de régimes autoritaires de minimiser l’ampleur de l’épidémie, dans le souci d’en maitriser en interne la gestion et extérieurement de pouvoir démontrer que cette gestion est plus efficace qu’ailleurs. C’est le cas, par ex, de la Chine, de l’Egypte, de l’Iran.
Enfin dans les causes intentionnelles, on peut ajouter les dirigeants négationnistes dingos de type Trump, Bolsonaro ou Rajoelina (président malgache) qui, dans la mesure de leurs possibilités tentent de freiner la diffusion des chiffres réelles, efficacement dans le cas de Bolso et Rajo, et – ou - préconisent des solutions délirantes (Trump et Rajo).
Et bien sûr certains pays cumulent tous les avantages, état socio-sanitaire sous développé + régime autoritaire comme en Egypte, ou état socio-sanitaire sous développé + dirigeant dingo comme à Madagascar ou au Brésil.
Il résulte de tout cela une grande disparité des chiffres statistiques et des fameux pourcentages qui ont déjà le défaut originel d’être calculés à partir de chiffres faux, voire trafiqués.
Comme on peut s’y attendre les pays sanitairement sous-développés présentent des chiffres de pourcentage de décès (par rapport au nombre de contaminés) nettement inférieurs à ceux des pays sanitairement développés, en dessous de 6% dans le premier groupe, entre 10 et 15% dans le second, sans compter le fait que l’épidémie n’est pas au même stade d’expansion selon les pays.
Il en résulte des cas de covid 19, par rapport au total de la population mondiale, de 0,040% et de 0,003% de décès.
En comparaison les chiffres en France sont respectivement de 0,25% ET 0,035%, soit nettement plus.
Ces chiffres paraissent insignifiants et donc rassurants : Leur faiblesse s’explique parce qu’ils concernent la totalité de la population, et donc des pays comme l’Australie qui a un chiffre très faible de contamination, ou un département comme l’Ariège qui est dans le même cas.
Ils ont beaucoup été utilisés chez nous au début de l’épidémie, dans la période où dirigeants, média et scientifiques médicaux nous expliquaient avec insistance que le covid 19 était une grippette sans conséquence dont nous ne devions pas nous soucier. Ils le sont encore aujourd’hui dans d’autres pays.
En France, on a changé, on alerte maintenant sur la gravité du problème. Certes les chiffres fournis sont faux comme ailleurs. On a d’abord cherché à cacher les chiffres des EHPAD mais il a bien fallu les intégrer. Et il reste les contaminés en ville asymptomatiques et les contaminés en ville qui guérissent seuls, deux catégories qui devraient notoirement augmenter les chiffres officiels. On peut comprendre que les autorités ont du mal à les intégrer à leurs chiffres officiels, à moins de les estimer par sondage.
Autre donnée non comptabilisée, les décès en ville : Ceux là pourront être comptabilisés plus tard par l’INSEE par étude de la surmortalité et des certificats de décès.
Difficile d’incriminer les gouvernants à propos de la non relation de ces chiffres en ville très imprécis.
On remarquera toutefois qu’il est un chiffre qui n’est jamais brandi dans tous les exposés officiels concernant l’état du covid 19, c’est celui du nombre de morts par rapport au nombre de contaminés.
Il « flotte » dans tous les commentaires des chiffres rassurants de type 0,5%, tirés d’on ne sait où mais qui ne peuvent que provenir de calculs comparant décès et population totale.
Seulement voilà : Concernant la population en France officiellement recensée comme contaminée par les autorités sanitaires, le chiffre de décès en France est -très officiellement- de 14% (le record est détenu par la Belgique avec 15%). Et chacun peut en faire le calcul de vérification, les chiffres des malades et les chiffres des décès sont connus et publiés chaque jour.
Si ces deux derniers chiffres sont largement donnés à la connaissance du public, jamais ce pourcentage de 14% n’est prononcé. C’est évident, c’est un pourcentage très élevé, il signifie que plus d’une personne contaminée par le covid 19 sur dix va en mourir. Il faut donc que le public continue à s’illusionner sur des chiffres peanuts et vagues de l’ordre de 0,5% de décès. Bonnes intentions dira-t-on : Sensibiliser la population, mais ne pas l’affoler. Ou infantilisation.
Mensonge, par omission seulement certes, mais par grande omission délibérée.